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Les rêves sont parfois des cauchemars

Publié le par delps

 

Il savait pertinemment ce qu’il faisait.

Il coupait toutes les cordes qui retenaient les bateaux du port.

C’était comme un acte terroriste.

Il les voyait partir un à un dans la nuit

Comme des ombres changeantes.

Les réverbères l’éclairaient.

Des policiers auraient pu le repérer.

Mais ça n’arriva pas.

Etonnamment, il put détacher tous les bateaux du port.

Il venait de se faire quitter par sa copine.

Une histoire ratée, une de plus dans sa courte vie.

Il entendit la sirène, puis apparurent les gyrophares.

Quelqu’un l’avait vu.

Il courut derrière un arbre pour se cacher.

Personne ne le vit.

Il dormit à côté de l’arbre et l’arbre lui dit :

«  Soit pur comme l’eau qui coule de la montagne

et plonge loin pour retrouver l’amour,

car un des bateaux transportait ton cœur.

Maintenant que tu l’as perdu, il faut partir le retrouver par tous les moyens possibles et tu seras sauvé ».

Partir pour retrouver son cœur,

Au milieu de l’immensité.

Mais comment faire sans embarcation ?

Alors, il plongea au plus profond de l’eau

Et on ne le revit jamais.

Quand tous les bateaux furent récupérés,

Sur l’un d’entre eux, on trouva un bout de tissu.

A l’intérieur battait un cœur jeune et beau.

On le donna aux poissons argentés.

Où es-tu maintenant ?

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Le Minotaure apprivoisé

Publié le par delps

 

Il était seul dans son labyrinthe

La pluie tombait

Par les fissures des murs

Les portes pouvaient s’ouvrir

Mais qui avait la clé ?

Il faudrait un trousseau entier,

Clés porte-bonheur,

Clés magiques

C’est Thésée qui viendrait le libérer

Mais avant le Minotaure avait pris soin de fermer toutes les issues,

Les portes, les passages secrets

Une seule clé pouvait tout ouvrir

Une nuit, il entendit le chant d’une sirène

De celles qui font peur aux importuns

Il ferma les yeux

Et les rouvrit

Avec une plaie béante dans son torse

Il coulait un sang rouge et amer

Il allait mourir

Thésée avait trouvé la clé et de son épée…

La suite est une histoire parmi d’autres

Le minotaure est mort,

Pleurons cette corrida tragique

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Mer haute

Publié le par delps

Texte écrit pour le concours des récréations sonores du groupe Feu! Chatterton.

 

 

La mer est haute

Le temps est à l’orage

Tu es revenue tôt

Je ne connaissais pas cette nage

La mer est haute

Nous pouvons partir

Il est temps

Le bateau est là

Il nous attend

 

Viens, viens, partons maintenant

Viens, viens, il est encore temps

 

Non, je ne suis pas nu

Non, ton regard

N’a pas croisé le mien

Reviens

Reviens vite

Non, je n’ai pas vu ton corps nu

Reviendras-tu ?

 

Tu es comme un arbre

Agité au bord de l’eau

L’arbre bouge et grandit

Comme ton ombre

Je ne vois plus ta peau

Prés de la mienne

Ton ombre

Disparaît sans discours

Sans faux-semblants

Rêve de nuage

Et de mer

Reste un instant

Juste ton image

Et la mer

 

Viens, viens, partons maintenant

Viens, viens, il est encore temps

 

Non, je ne suis pas nu

Non, ton regard

N’a pas croisé le mien

Reviens

Reviens vite

Non, je n’ai pas vu ton corps nu

Reviendras-tu ?

 

Bientôt l’orage

Aura tout emporté

Tu étais là

Et tu vas disparaître

Emportée

Loin

Vers d’autres rivages

La mer est haute

Le temps est à l’orage

Publié dans Chanson

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Château hanté

Publié le par delps

Texte écrit pour le concours récréations sonores du groupe Feu! Chatterton.

Dans le château hanté
Rien n’est pareil
Tout est poussière
Tu t’es envolée si loin
Je ne te reconnais plus
La brume immense
Te disperse au lointain
L’avion au doux moteur
T’emmène au-delà des forêts
Reste là un instant je te dis, reste là
Les trains et les avions sont maintenant partis
Tu restes comme une enclume
Ancrée dans la terre lourde du soir
Reviens au jour
Je te jure
Tu ne seras plus abandonnée

Publié dans Chanson

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Jour de fête

Publié le par delps

 

 

C’est aujourd’hui

Comme un abandon

Un jour férié

Un jour de fête

C’est demain

La pluie qui revient

Le printemps qui sourit

C’est jamais

Ta voix prés de mon oreille

Ta mélodie lancinante

Alors je marcherai

Dans les rues des capitales

A la recherche du monstre

Perdues dans les rues incongrues

Les voltiges faites

Je serai de retour

Et je repartirai

Je te chercherai partout

Dans les champs de coquelicots

Dans la ferme

Là tu dormiras

Sans entraves

Et le feu touchera ton cœur

Ne brûle pas trop vite

Je ne suis pas de cette trempe-là

Assis nous parlerons

Le passé sera oublié

Il n’y aura ni futur

Ni rien

Nous serons soulagés

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R# Mars-Mai 2018

Publié le par delps

 

R#

Faire des sculptures en plâtre blanc. « Je ne suis pas très douée pour la sculpture ». Il faut que je m’y prenne tôt pour que ça tienne.

 

R#

Sur une île avec une ville ancienne, style baroque, vieilles maisons, un peu en ruines. Une vieille dame donne à manger aux chiens errants. Je l’observe et je l’aide car sinon personne ne s’occuperait d’eux.

Nous sommes poursuivi par la police. Nous devons nous cacher.

 

R#

Après la guerre, on fait fondre la neige. Avec une pelle, on la regroupe dans un sac. Il y a aussi mes deux chiens préférés T. et S.

 

R#

Une grande table en largeur. Une table de réunion comme dans une entreprise. Je suis avec une luge. Je vais glisser dessus.

 

R#

Qui part en Australie ?

C’était marqué sur l’ordinateur du bureau. C’est à propos de l’exposition aborigène. Il est prévu que quelqu’un parte là-bas.

 

R#

J’assiste à un défilé de mode, style années 60, sur des pontons, nous sommes en dessous.

Les mannequins portent des pancartes parfois comme des hommes-sandwichs. Je dois choisir un modèle, dire celui qui est le plus beau.

 

R#

On fait la queue. On nous montre des mini photos cachées dans une toute petite boîte de la taille d’un sucre.

 

R#

On fait passer un à un les candidats à l’immigration. On a une nuit pour tous les choisir. Charles Aznavour dit : «  Je n’avais jamais vu ça ! » très ému.

 

R#

Une policière arrête la fille d’une star et lui dit : « Il faut manger du poisson pané et du riz pour ne pas grossir ». La jeune fille suit cet ordre et tout va bien.

 

R#

Il y a eu une catastrophe. Nous sommes sauvés par St Mathieu. Les gens le remercient en espagnol. Une femme prend sa guitare et le remercie en français.

Publié dans R

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R # Janvier-février 2018

Publié le par delps

R#

Je suis à S., aux beaux-arts. M. a fait une super installation avec beaucoup de couleurs, un tas d’objets agglomérés, très colorés et au mur accroché, un cartable multicolore. Elle obtient le diplôme. Et moi, je n’ai pas le diplôme. Dans une autre ville, j’ai eu un autre diplôme mais pas le diplôme D.

Je dois m’inscrire mais j’ai oublié de le faire. Je peux encore le faire mais j’hésite. Dois-je revenir à S. ?

 

R#

Je joue comme au sudoku. Je remplis des petites cases.

 

R#

Je suis dans un concours de chanson et je chante, je participe au concours.

Je ne fais pas comme il faut le concours. D’autres passent et réussissent même si je m’aperçois qu’ils font des erreurs comme moi. Il y a un deuxième tour et nous l’attendons. Je me dis que je vais me rattraper avec une autre chanson.

 

R#

C’est le chanteur R. C’est son anniversaire.

On a loué une grande péniche avec un diner pour fêter ça.

Il y a beaucoup de monde. On attend qu’il se mette à chanter. C’est quelqu’un de très important.

 

R#

J’assiste à la préparation d’un plat africain avec du poulet. Un homme noir vient voir si j’ai bien compris. « As-tu as vu cette partie là où on met le poulet ?». « J’ai vu la deuxième partie ».

 

R#

Nous sommes dans les montagnes de l’ouest. Il faut qu’on sorte des montagnes avec la voiture. On demande notre chemin.

 

 

R#

Je suis dans un magasin de robe de mariée. Si je devais prendre une robe ce serait celle-là. Le vendeur nous montre les différentes robes. Je n’arrive pas à me décider.

 

R#

Se réveiller dans un bain de sang rouge. Les gens : « Mais non vous êtes très belle comme cela ».

Vous êtes à moitié nue, les gens vous admire, vous regarde. Vous nagez dans votre propre sang. C’est sur le parvis d’une église au centre de Paris.

 

R#

Des mecs ados sont dans une maison aérée. Ils regardent un nouveau programme sur des écrans. C’est beaucoup plus divertissant que tout ce qu’il y avait avant. Les mères sont désespérées de les voir s’abrutir devant ce programme. Elles souhaiteraient l’interdire, mais comment faire ?

Avant, il y avait le jeu avec les noisettes. Maintenant, ils ne sortent plus la tête de leurs écrans.

 

R#

Je suis dans une grande pièce avec un grand bureau où il y a beaucoup de bazar. On attend le retour de la femme de Giscard d’Estain, Anémone. J’ai le livre autobiographique d’Anémone mais il y en a plusieurs. Je sors celui intitulé « Comédienne » en me disant que c’est ce que je vis.

 

Publié dans R

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Tous les jours au cinéma

Publié le par delps

 

L’autre soir, il est allé au cinéma

Mais il en est sorti à l’aube

Que s’est-il passé ?

Le film était-il trop long ?

La lumière rouge à l’entrée de la salle

Etait restée allumée

« Notre perte d’amour » s’appelait la romance

Alors l’homme s’était endormi

Abruti par le coca et le pop-corn

L’ouvreuse l’avait attendu patiemment

Il se réveilla, sortit dans la rue

Et huma l’air avec un visage renfrogné

Le film lui avait laissé comme le souvenir d’un rêve

Etait-il toujours en train de rêver ?

L’ouvreuse lui avait souri

Il continua à marcher longtemps

Le bruit des vagues l’emporta loin

 

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La maison

Publié le par delps

J’ai une maison

Elle a un toit

Elle respire

Je sais le chemin pour y aller

J’aime rester longtemps

Je crois à l’impossible

Alors je prépare des voyages

Loin de la maison

Je crois à l’innocence

A la fraicheur après la pluie

J’ouvre les volets

Le soleil brille

Il n’y aura plus que moi et la maison

Lorsque le désert s’installera

Je serai loin sur l’océan

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Le roi déchu

Publié le par delps

 

Il était beau, et sa femme encore plus belle

Mais un jour elle rencontra un  roi plus beau

Et lui, rencontra une reine plus belle

Alors, ils partirent tous les deux sur deux chemins différents

Mais aucun des deux ne resta dans le royaume

Si bien que le royaume n’avait plus ni roi, ni reine

Les chevaliers se divisèrent en deux armées

Une qui suivit le roi et une la reine

Et les pauvres paysans déchirés de voir leur royaume disparaître

Ne savaient plus que faire

Alors on se rappela de la petite princesse

La nièce du roi

A six ans à peine, montée sur un cheval

Elle prit la tête du royaume

Les quelques paysans devenus chevaliers

Suivaient la petite princesse à travers la forêt

Non loin du château

Alors un éclair apparu dans le ciel

Et une voix de stentor se fit entendre

« N’avance plus, au-delà ce n’est plus ton royaume ! »

« Mais au-delà il y a mon château ! »

La voix disparut et la petite fille au milieu des arbres

Aperçut son château

Qui était devenu démesurément grand

En haut, un étendard comme celui qu’elle portait dans sa main

Avançant lentement

Suivie de sa petite armée

Elle sourit

Elle était la reine, la seule

Et tous les éclairs du ciel dirigés contre ses ennemis

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