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Le conte de celui qui ne disait rien

Publié le par delps

Le conte de celui qui ne disait rien

Il la regardait depuis longtemps.

Il n’osait pas lui adresser la parole.

Il lui parlait au téléphone, insistant.

Elle ne répondait pas, jamais.

Alors, il eût une idée.

Il monta sur la plus haute des montagnes, au-dessus des nuages.

Il aperçut au loin une maison de pierres multicolores.

Il se dit qu’elle était faite pour lui.

Il alla jusqu’à la maison et s’y installa.

Mais seul sa vie n’avait pas de sens.

Alors, il écrivit sur l’une des pierres quatre mots magiques.

La fille entendit le premier.

Elle distingua à peine le deuxième.

Courut le plus vite qu’elle put pour entendre le troisième dans le vent.

Elle arriva devant la maison de pierre et entendit le quatrième mot.

Il ouvrit la porte.

Elle lui répéta les mots.

Et l’histoire s’arrête ici.

Devine ce qu’ils se sont dits.

Devine ce qu’il est advenu et tu trouveras ta maison au milieu du monde.

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J’ai vu des collines, des chemins

Publié le par delps

J’ai vu des collines, des chemins

J ‘ai vu des collines, des chemins à travers la campagne, des arbres aussi

J’ai essayé les robes fleuries, les gadgets feuilles

Je suis partie trois fois et trois fois je suis revenue

A la fin, j'ai retrouvé le point de départ

Sais-tu mon nom?

Je serai là ce soir ne t'inquiète pas

J’ai retrouvé les mots du printemps.

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Impossible d’oublier

Publié le par delps

Impossible d’oublier

De peur d‘oublier, il mettait tous les jours

Dans une petite boîte

Des soldats de plomb et des pièces de monnaies.

Il voulait faire la guerre au monde entier

Au monde dehors

Derrière les murs de sa petite maison.

Son désir était ardent,

Autant qu’il aimait regarder les filles dans la rue.

Un jour l’une d’entre elles qu’il regardait fixement

Lui dit : « Range ta haine et tes soldats de plomb.

Viens nous allons partir aussi loin qu’il sera possible. »

Mais il lui était impossible d’oublier sa petite boîte

Et sa petite guerre

Et son petit monde si étriqué.

Alors, il resta là

Et ne revu jamais la fille.

Depuis ce temps il est devenu vieux.

Il se rappelle du passé, espère le futur

Et attend la guerre.

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Nous sommes des somnambules

Publié le par delps

Nous sommes des somnambules

Nous sommes des somnambules

Sans lumière

Nous marchons à travers

Les ténèbres

Nous affolons les foules

Et croyons aux timidités

Nous relevons les manches

Pour faire

Mais nous défaisons en marchant

Tous les jours

Nos pas sont inscrits dans le sable

Et la pluie n’effacera rien

Nous nous souvenons des meilleurs

Nous caressons les étoiles.

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Une fille au-dessus de la ville

Publié le par delps

Une fille au-dessus de la ville

Au milieu de la ville, une grande maison.

C’est là qu’habite une fille aux cheveux d’or, très longs,

Si longs que dans les rues

On trouve la trace de sa présence, quelques cheveux ici et là.

Un oiseau un jour se pose

Sur la branche d’un arbre

En face de la grande maison.

Il dit : « Je pense à toi mon amour depuis des siècles. »

L’oiseau s’en va,

Mais la fille aux cheveux d’or a entendu.

Elle sort de la maison accompagnée de ses très longs cheveux.

Elle court emportant les fleurs des parterres,

Les feuilles tombées des arbres.

Arrivée à l’orée de la ville, derrière les collines, elle voit l’oiseau qui l’attend.

« Viens avec moi », lui dit-il.

« Je ne peux pas sortir de la ville, cela m’est interdit ».

Alors l’oiseau avec son bec tresse les longs cheveux de la jeune fille.

Il en fait une corde.

« Accroche-toi ! », lui dit-il en emportant dans son bec

La tresse immense.

La jeune fille pendue à sa tresse, s’envola dans le ciel

Et ne revint jamais.

Au printemps on voit passer de petits oiseaux multicolores

Dans le ciel qui portent des brindilles dorées.

Les jeunes filles rêvent d’en mettre dans leurs cheveux.

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FIGURES-2015

Publié le par delps

Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes
Figures qui avancent et figures lignes

Figures qui avancent et figures lignes

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C’était un homme carré

Publié le par delps

C’était un homme carré

Il y a des hommes ronds

Qui embrassent la vie

De leurs bras volumineux.

Lui était carré.

Tout ce qu’il faisait

Se limitait aux quatre angles de son corps et de son âme.

S’en était cassant

Pour ceux qu’il rencontrait

Pour la première fois.

La première fois que je l’ai vu,

J’ai vu un carré, ni un triangle,

Ni un rond, mais quatre côtés égaux, équidistants, bref bien tristes.

Harmonieux, il l’était

Coloré aussi parfois.

Mais les angles piquaient,

Dérangeaient, sa conversation

S’en ressentait.

Alors un jour,

Je suis arrivée toute ronde,

En jaune soleil.

L’angle tout d’un coup

S’est adouci.

Il a regardé plus loin

Que le bout de son nez

Et le carré s’est arrondi

En un bel ovale.

C’est là qu’il a souri

Comme un soleil.

Nous étions un et ronds

D’avoir trop bu de ce vin.

Dans le ciel certains nuages nous ressemblaient.

Je ne me souviens pas très bien.

Depuis je roule avec lui

Le long des chemins.

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Figure Charlie

Publié le par delps

Figure Charlie

Figure Charlie

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Je suis Charlie

Publié le par delps

Je suis Charlie

Charlie était mon ami.

Nous marchions dans les parcs de la capitale, sur les chemins de traverses, sur les pavés mouillés encore plein de sable.

Nous mangions des sandwichs dégueulasses aux coins des squares à pigeons.

Nous parlions livre, politique, baise et amour.

Car oui Charlie était parfois amoureux.

Il ne l’avouait pas facilement, ça le gênait.

Mais plus que toutes les amantes du monde, il chérissait la liberté.

C’est elle qui le faisait rêver.

Il est partit avec elle.

Je ne l’ai jamais revu.

J’espère seulement qu’il reviendra avec elle, une journée de printemps.

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Dunes vertes

Publié le par delps

Dunes vertes

Une petite bonne femme fait tous les jours les courses pour sa famille. Epuisée, elle s’effondre sur son canapé.

Elle s’endort et commence alors un rêve. Elle voit des dunes vertes, d’un vert clair presque anisé.

Derrière la dune, un géant de papier avance lentement.

Il semble presque voler au-dessus du désert.

Elle entend très distinctement le bruit du papier froissé qui avance, qui avance.

Elle ouvre les yeux. A côté d’elle un petit d’oiseau est entré par la fenêtre. Il tient dans sa bouche un petit papier.

Elle le prend, le lit.

Le seul mot dont elle se souvient des années plus tard, elle ne se souvient pas exactement mais c’est quelque chose comme espoir.

Elle verse une larme, range dans le frigo un à un les paquets de nourriture.

L’oiseau est reparti.

Elle jette machinalement le petit papier dans la poubelle.

Le soir arrive avec l’heure du diner.

Rien d’autre n’arrivera.

Le mot de l’oiseau :

Oiseau

Vert

Petite

Mot

Phrase

Relecture

Aide précieuse

Voyage

Rêve

Travail

Quotidien

Seulement si

Accoutumance

Habitude

Cœur

Famille

Eté et hiver

Neige au soleil

Toujours

Continuer

Espoir

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