L'orage

Publié le par delps

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Par une nuit noire, intense et bleue.

La nuit noire est illuminée par les étoiles et la lune. 

Le soleil est parti.

Le ciel par endroit s’obscurcit tellement qu’on pourrait s’y perdre.

L’éclair arrive.

Il est suivi de peu du tonnerre lointain.

L’éclair se multiplie, il prend ses aises dans la rumeur de la nuit.

Il illumine plus fort que les étoiles et la lune réunis.

Rien ne l’arrête.

Le dernier oiseau qui vole ne continuera son chemin qu’après la pluie et l’orage.

En attendant, il se cache dans les maisons, grottes de fortune.

La pluie arrive.

La goutte fine devient pluie abondante, ruissellement des toits et des rues, averse dense dans laquelle personne ne courra sans être mouillé.

Le tonnerre suit de près les nouveaux éclairs, et là le bruit est si fort que cela fait comme une bombe.

Une guerre se trame dans le ciel.

Les hommes se cachent quelque part au sol.

Plusieurs détonations, assourdissantes, qui font trembler les lumières électriques.

La pluie faiblie.

Le tonnerre s’éloigne et les éclairs s’espacent dans le ciel noir.

L’orage est passé.

Il n’a laissé comme traces que quelques flaques d’eau et un mauvais sommeil.

La chaleur étouffante s’est muée en une certaine fraîcheur avant de revenir accabler le corps des hommes le jour suivant.

C’est ainsi que passe l’été.

C’est ainsi que la saison perpétue l’orage, peur d’enfance ou petit frisson.

C’est ainsi qu’il est revenu l’autre soir.

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