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Principe de l'amour

Publié le par delps


Il existe une baie noire et odorante qui donne le pouvoir d’aimer.

Il existe une fleur jaune et parfumée qui donne le pouvoir de haïr. On ne peut pas se tromper.

Alors un jour, une jeune fille cherchant l’amour rencontre un marchand de remède, bonimenteur à ses heures.

Il connaît le pouvoir de la baie et de la fleur mais ne dit rien à la jeune fille. Il lui propose le sirop de sureau, la fleur de camomille, et l’extrait de canelle.

Elle ne sait pas quoi choisir mais sent la baie sombre qui l’intrigue et regarde cette jolie fleur parfumée. Elle imagine que la fleur donne l’amour, ne demande aucun conseil au marchand et la paye aussi chère qu’il le lui demande.

De retour chez elle, elle met la fleur dans un vase et attend qu’un prince vienne sonner à sa porte.

Mais à chaque fois qu’elle parle les gens fuient apeurés. Sa propre mère ne la reconnaît plus. Elle est devenue laide et médisante.

La jeune fille triste de ne voir personne chez elle se demande si la fleur n’y est pas pour quelque chose.

Elle jette la fleur et retourne vers le bonimenteur.

“Je te l’avais bien dit, mais tu ne m’as pas écouté, cette fleur apporte la haine.”

“Mais que dois-je t’acheter pour trouver l’amour?”

“Et bien choisis ce qui te dégoûte le plus, ce qui te rappelle le moins l’amour, ce qui te fait le plus peur. Quand tu auras cette chose étrange et dégoutante, il t’arrivera les plus belles, les plus tendres choses, et tu trouveras l’amour.”

Alors la princesse prend la baie la plus mal odorante et la mange sur le champ. Elle devient toute rouge et rentre chez elle.

Elle rencontre sur son chemin un homme au regard sombre mais terriblement beau.

Il l’emmène avec elle et dans le village on ne l’a plus jamais revue.

On dit qu’elle est heureuse au-delà des montagnes avec le plus doux des princes.

                  P1050581

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Exposition avec la poétesse Elaine Sexton à la muse, 11380 Labastide Esparbairenque, Juin 2013

Publié le par delps

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           Pop up d'Elaine Sexton

Publié dans Exposition

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La rivière et le chien

Publié le par delps

 

Il était une fois une rivière...

Au milieu de la vallée, elle coule impétueuse.

Son bruit est comme celui du tonnerre au milieu d'une nuit d'hiver.

Les fleurs alentours poussent trés haut, se nourissant de son énergie vitale. Un chien passe par là et entend la rivière, voit les fleurs hautes. Il décide de faire une halte. Il guête. Peut-être avec un peu de chance, il verra passer un lapin ou un perdreau. Chasseur, il aime courir aprés les petites bêtes.

La pluie vient à tomber. Il est tout mouillé mais hésite à repartir.

Il a cru entendre au milieu des flots impétueux et du vent dans les broussailles, le bruit d'un lapin courant et sautant. Il reste, mais mouillé et transi de froid, il finit par rebrousser chemin et laisse la rivière là où elle est, au milieu de son lit naturel.

Il remonte la pente raide dans les broussailles et sous la pluie dense et humide.

Il ne trouvera pas de lapin aujourd'hui.

Il sait juste maintenant où le trouver.

                 P1050583

 

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Trop de vin

Publié le par delps

 

Il était une fois un marchand de vin...

Il descend chaque jour au village pour vendre son vin.

Il prend avec lui dix bouteilles, les meilleures de son cru et dix autres moins bonnes qu’il vendra au même prix. Il arrive au village et voit le chien de la ferme seul et affamé. Il lui donne un bout de pain. Le chien mange gouluement ce qu’on lui donne. Un oiseau passe dans le ciel. Il est lourd et puissant : c’est un aigle. L’oiseau a faim et l’homme lui donne une pomme. L’oiseau le remercie et s’envole avec le trognon dans la bouche.

Le marché commence et l’homme dispose ses 20 bouteilles sur l’étalage séparant les bonnes des moins bonnes mais avec le même prix.

Le seigneur du château lui en achète dix car il a un banquet le soir et pioche au hasard dans tout l’étalage.

Le marchand est content car il peut écouler tout son stock de vin et surtout celui qui est moins bon.

Il vend dix autres bouteilles à  la femme du boulanger, à l’épicier et au postier. Il rentre chez lui content de sa journée.

Mais revenant par la route il rencontre le chien qui lui dit : « Tu me donnes à manger mais tu voles les humains. » Le marchand continue sa route, et d’un coup il voit l’aigle immense s’approcher de lui. Il attrape le marchand par le cou et le précipite dans la rivière.

On n’a plus jamais entendu parlé du marchand de vin.

On sait juste que certains soirs, si on boit trop de vin, les chiens viennent vous mordre et les aigles rôdent au-dessus de vos têtes.

               P1050523

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The flower and the sun

Publié le par delps

 

The flower is in the grass. She takes her energy from the sun and from the water of the rain.

It is a long wet spring. The flower has enough water and the sun begins to come.

He says to the flower : “I’m here to protect you from the big wind and the hardness of the heavy rain.”

“Thank you”, says the flower to the sun. “Now help me to grow a little to feed the bee.”

The sun then begins to be very warm, so warm that the flower begins to fall down.

“What happens to you ?” says the sun.

“You are too warm for me. Now I must die” says the flower.

The bee comes and sees the flower. She cannot go into the flower to make the honey and comes back home.

The sun understands the situation and asks to the wind to be a little bit cooler then the sun becomes less warm.

The flower lives her life peacefully with the sun and the wind all the summer and when the winter comes with the snow the flower dies.

But before dying, she puts a little bit of her in the ground to live again when the sun will come back.

When you walk on the grass don’t destroy or cut the flowers.

They must live a thousand years.

               P1050589

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La fragilité

Publié le par delps

 

Il était une fois une princesse prise par un ogre et enfermée dans la plus haute tour du château.

 

Quel est ce cri que l'on entend au loin ?

 

Quel est cet arbre qui rougit comme le feu au-delà de la deuxième colline ?

 

L'ogre entend le cri et voit le feu dans la forêt. Il sort précipitemment de son château. Il regarde partout mais ne voit plus le feu, n'entend plus le cri. Alors il retourne dans son château. Il monte dans la plus haute tour et voit que la princesse n'est plus dans sa chambre. Elle a disparu.

 

Affolé et furieux, il pousse un cri guttural qui fait frémir au-delà des montagnes.

 

L'arbre flamboie dans la forêt mais d'un éclat nouveau. Une silhouette de femme apparaît au milieu du feu. L'ogre court vers la forêt et ce mirage.

 

Soudain, il voit le fantôme de sa princesse bien aimée qui lui dit : "Je ne t'aime pas. Tes manières et ta suffisance me déplaise beaucoup. C'est pour celà que je me suis enfuie".

 

Et l'ogre pousse un cri énorme bien plus fort que les précédents. Il tente d'attraper l'image de la princesse mais à chaque fois qu'il approche sa grosse main velue, l'image disparaît. Il approche tellement du feu qu'il finit par se brûler. Il continue et continue et finit par tomber dans le feu. Il disparaît dans les flammes en poussant un dernier cri qui fait frémir au-delà des montagnes.

 

Le feu bientôt s'éteint et derrière l'arbre la princesse sort vétue d'une robe scintillante.

 

Elle court vers le château, ouvre les portes et les fenêtres. Une fumée magique envahie les moindres recoins de cette immense demeure. Tout réapparaît scintillant comme la robe de la princesse.

 

Au milieu du salon, un beau cheval blanc et dessus son prince qui l'attend ici depuis des siècles. Il descend du cheval et vient embrasser la princesse. Ses joues rougies par l'émotion, elle verse une larme.

 

Et on dit que cette larme donne naissance à une source dont l'eau si pure guérit tous les maux de la terre.

               P1050577

 

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KANGOUROU

Publié le par delps

Il était une fois un kangourou. Il était perdu au milieu du désert. Il avait quitté la forêt de pluie. Il ne se rappelait plus du chemin pour y retourner. Si désespéré, il n’avait pas bu depuis des jours et des jours. Il se souvint alors que la seule chose à faire était d’attendre la nuit pour voir les étoiles et savoir où il se trouvait vraiment. La nuit arrive et le kangourou plus intelligent que bien des humains voit l’étoile, puis toutes ses sœurs dans le firmament, et interprète à la manière d’un vieux sage la direction à prendre. Il saute le plus vite qu’il peut pour échapper aux distances monstrueuses. Un village abandonné et un arbre, puis deux et enfin la forêt de pluie. Au milieu de la nuit noire et terrible, il voit deux petites lumières scintiller dans le bush. Ce sont les yeux de son ami kangourou le brave. Ils se retrouvent au milieu de nulle part car ils devaient se retrouver là, que le destin en avait décidé ainsi. Si joyeux de se revoir, ils scèlent leur amitié d’une accolade et s’en vont sautillant retrouver la grande famille des kangourous. Seul le kangourou sait lire les étoiles et son saut est celui d’un géant.


                                      figuresaustralie6332

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Je suis un animal

Publié le par delps

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Je suis un animal

Je suis un oiseau : je sais voler

Je suis une girafe : je regarde au loin

Je suis un taureau : on me tue dans l’arène

Je suis un cheval : on m’a oublié dans le capharnaüm d’un musée d’histoire naturelle

Je suis un manchot : je ne sais pas écrire

Je suis un éléphant : je ne sais pas voler

Je suis une fourmi : on m’écrase sans faire attention

Je suis un fossile : j’ai une vie de pierre

Je suis un chien : j’ai un seul maître

Je suis un dauphin : je ris et parfois je vole au-dessus de l’eau

Je suis l’ombre portée au milieu du désert : je ne vis pas d’amour et d’eau fraîche

Je suis le serpent qui siffle au-dessus de vos têtes

Je suis le papillon : j’étais un insecte, je deviens couleur et je sais voler

Je suis tout ça à la fois et ma métamorphose n’a pas commencé, elle dure toute une vie et finira en poussière d’étoile au-dessus de la voûte céleste

J’ai appris le secret de la vie et je le garde dans mon regard

Je n’ai pas de nom, je n’ai pas encore existé, je disparais déjà

Je danse au milieu du feu

Je n’éblouis que la nuit

J’apprends le voyage et la métamorphose

J’enseigne ce secret à un reflet du miroir

Je suis le jour et la nuit, la pluie et le vent, Novembre et Juin

Devine qui je suis

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BILLY ET JUDY (d'aprés l'oeuvre de Matthias Schafer)

Publié le par delps

Il était une fois, deux mandarins qui s’aiment d’amour tendre, au fond de leur petite cage, au fond de la chambre, au fond de la cour de l’immeuble, au fond de la rue où l’on voit au loin la Tour Eiffel.

Quand Judy se penche pour regarder par la fenêtre, elle voit le rayon lumineux de la tour à travers la nuit glacée. Elle chante à son amoureux le chant des pays les plus exotiques. Et Billy lui répond « Arrête ces chants étrangers, ici nous sommes en France, il faut chanter Jonnhy Halliday ou Edith Piaf ! ». « Piaf » lui répond judy « mais je ne suis pas un piaf, je suis un mandarin tout comme toi ! » Et leur dispute dure des heures, jusqu’au matin où exténués ils s’enlacent pour mieux dormir et rêver à leurs paradis perdus. Chaque jour et chaque nuit leurs turbulentes engueulades durent des heures mais le chat rode.

Il saute régulièrement du piano jusqu’à la cage, après avoir joué quelques notes il retombe immanquablement au sol en poussant un « miaou » de colère. Comme le chat n’arrive pas à attraper ses proies, passant du piano à la table, de la table à la chaise, et de la chaise au rebord de la fenêtre, il pousse avec ses pattes le loquet de la fenêtre et parvient à l’ouvrir. Il sort sans la refermer et patatras on entend le chat sauter sur la gouttière, laissant la fenêtre ouverte…Le froid rentre alors dans la chambre. Les oiseaux s’arrêtent de chanter, puis leur silence se fait assourdissant. Ils sont morts, morts de froid au milieu d’un courant d’air.

Mais dans la nuit noire on aperçoit une petite luciole. Elle vient libérer les deux petits corps engourdis. Elle les sort de la cage, les dépose sur une table et grâce à un tour de magie appelé flash, immortalise le petit couple avec les objets qu’elle trouve ça et là : la main de la poupée, la photo des grands-parents, la chaussette qui peut réchauffer, et toutes les images, elle les garde. Elle prend juste le temps de rassembler tous ces objets sous une cloche en verre qu’elle emporte aussi avec elle.

C’est dans le palais des lumières, là où elle est née, qu’elle dépose les photos et le reliquaire à la mémoire de ses deux amis Billy et judy.  

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Balade

Publié le par delps

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