BILLY ET JUDY (d'aprés l'oeuvre de Matthias Schafer)

Publié le par delps

Il était une fois, deux mandarins qui s’aiment d’amour tendre, au fond de leur petite cage, au fond de la chambre, au fond de la cour de l’immeuble, au fond de la rue où l’on voit au loin la Tour Eiffel.

Quand Judy se penche pour regarder par la fenêtre, elle voit le rayon lumineux de la tour à travers la nuit glacée. Elle chante à son amoureux le chant des pays les plus exotiques. Et Billy lui répond « Arrête ces chants étrangers, ici nous sommes en France, il faut chanter Jonnhy Halliday ou Edith Piaf ! ». « Piaf » lui répond judy « mais je ne suis pas un piaf, je suis un mandarin tout comme toi ! » Et leur dispute dure des heures, jusqu’au matin où exténués ils s’enlacent pour mieux dormir et rêver à leurs paradis perdus. Chaque jour et chaque nuit leurs turbulentes engueulades durent des heures mais le chat rode.

Il saute régulièrement du piano jusqu’à la cage, après avoir joué quelques notes il retombe immanquablement au sol en poussant un « miaou » de colère. Comme le chat n’arrive pas à attraper ses proies, passant du piano à la table, de la table à la chaise, et de la chaise au rebord de la fenêtre, il pousse avec ses pattes le loquet de la fenêtre et parvient à l’ouvrir. Il sort sans la refermer et patatras on entend le chat sauter sur la gouttière, laissant la fenêtre ouverte…Le froid rentre alors dans la chambre. Les oiseaux s’arrêtent de chanter, puis leur silence se fait assourdissant. Ils sont morts, morts de froid au milieu d’un courant d’air.

Mais dans la nuit noire on aperçoit une petite luciole. Elle vient libérer les deux petits corps engourdis. Elle les sort de la cage, les dépose sur une table et grâce à un tour de magie appelé flash, immortalise le petit couple avec les objets qu’elle trouve ça et là : la main de la poupée, la photo des grands-parents, la chaussette qui peut réchauffer, et toutes les images, elle les garde. Elle prend juste le temps de rassembler tous ces objets sous une cloche en verre qu’elle emporte aussi avec elle.

C’est dans le palais des lumières, là où elle est née, qu’elle dépose les photos et le reliquaire à la mémoire de ses deux amis Billy et judy.  

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